Katrin JAKOBSDOTTIR

 

Líderes contra Covid-19: Katrín Jakobsdóttir

 

Katrín Jakobsdóttir

 

 

 

 

née le 1er février 1976 à Reykjavik (Islande)

Katrín Jakobsdóttir étudie l'islandais et le français à l'Université d'Islande. Après un master en art, elle y soutient en 2004 une thèse de littérature sur l'écrivain islandais Arnaldur Indriðason

Entre 1999 et 2003, elle travaille à temps partiel en tant que conseillère en langues pour l'agence de presse et d'audiovisuel RÚV, puis travailleuse indépendante dans l'information audiovisuelle et écrit pour plusieurs médias, entre 2004 et 2006.

Présidente des jeunes du Mouvement des verts et de gauche durant la période 2002-2004, Katrín Jakobsdóttir devient vice-présidente du mouvement en 2007. Elle siège dans la commission du Parlement pour l'éducation et la culture, l'économie et les impôts.

À la suite de la chute du gouvernement de centre droit dirigé par Geir Haarde en , après les manifestations consécutives à la crise financière, Katrín Jakobsdóttir rejoint le gouvernement intérimaire formé par une coalition entre son parti et l'Alliance sociale démocrate en tant que ministre de l'Éducation, de la Culture et des Sciences. Elle est confirmée à son poste par la Première ministre Jóhanna Sigurðardóttir après une victoire électorale de la coalition en.

En, après des élections législatives anticipées, le président Guðni Jóhannesson la charge de former un nouveau gouvernement, et de former une coalition majoritaire entre son parti le Mouvement des Verts de Gauche, le Parti du progrès (centre droit libéral et agrarien), l'Alliance (centre gauche), et le Parti pirate. Mais les négociations échouent. Elle prend finalement la tête d'un gouvernement en coalition avec 2 partis de droite : le Parti du progrès et le Parti de l'indépendance.

Elle est alors la seule écologiste à la tête d’un gouvernement dans le monde.

Féministe et anti-militariste, elle est en outre la 2ème femme à occuper cette fonction après Jóhanna Sigurðardóttir, Première ministre de 2009 à 2013.

À la tête du gouvernement, elle rend les impôts plus progressifs, investit dans le logement social, étend le congé parental et réduit les inégalités salariales entre femmes et hommes.

En , près de 4 ans après son investiture, elle conserve une forte popularité et laisse une image d'intégrité et de sincérité. Sa bonne gestion de la pandémie de Covid-19 a notamment été saluée, le pays présentant avec 33 morts l'un des meilleurs bilans sanitaires d’Europe.

 

En 2019, à la suite de #MeToo, Katrín Jakobsdóttir prend l'initiative de tenir le premier congrès international consacré à l'analyse et à la reconnaissance politique des violences et du harcèlement sexuel massifs perpétrés par les hommes sur les femmes dans le monde entier. Participent à cette série de conférences des spécialistes des violences sexistes et de multiples discriminations, telles que Purna Sen, Coordonnatrice générale d'ONU Femmes, et Angela Davis.

(largement repris de Wikipedia)

 

*

***

Un portrait publié par l'Express en 2017 :

 

Katrin Jakobsdottir, l'intègre nouvelle cheffe du gouvernement islandais

 

Katrin Jakobsdottir, nouvelle Première ministre de l'Islande, fait campagne pour son parti le 25 octobre 2017 dans un centre commercial de Reykjavik

Katrin Jakobsdottir fait campagne pour son parti le 25 octobre 2017

dans un centre commercial de Reykjavik      afp.com/Halldor KOLBEINS

 

Reykjavik - Réputée intègre et sincère, Katrin Jakobsdottir, à la tête du gouvernement islandais depuis jeudi, est la deuxième femme à ce poste dans un pays secoué par des scandales politico-financiers.

Son image de femme modeste et honnête, issue d'une famille d'intellectuels et de politiciens, lui a valu une popularité croissante sur la scène politique nationale, frappée par une série de scandales ces dernières années. 

La colère et le manque de confiance à l'égard de l'élite financière et politique, notamment après les révélations autour du scandale des Panama Papers au printemps 2016, ont secoué la classe politique sur la petite île volcanique et déclenché la tenue de deux élections en un an. 

Katrin Jakobsdottir, 41 ans, a su négocier un accord de gouvernement avec des alliés inattendus : le Parti de l'indépendance (conservateur) et le Parti du progrès (centre-droit). 

Décrite par ses partisans comme "charismatique" et "digne de confiance", elle a promis de veiller à ce que la prospérité économique de l'Islande permette l'augmentation des dépenses publiques de santé et d'éducation. 

"La prospérité économique doit aussi bénéficier au plus grand nombre sous la forme d'investissements dans la santé, l'éducation et la protection sociale" ainsi que dans les infrastructures et les transports vieillissants après des années d'austérité budgétaire, déclarait-elle à l'AFP durant la campagne électorale. 

 Loin des scandales qui touchent ses rivaux --le Premier ministre sortant et futur ministre des Finances Bjarni Benediktsson a été nommé dans les Panama Papers-- Katrin Jakobsdottir a occupé le poste de ministre de l'Education de 2009 à 2013, après la crise financière de 2008 qui avait balayé la droite et permis à la gauche d'accéder au pouvoir.  

"Quand nous sommes plongés dans une situation de défiance à l'égard de la classe politique, elle est la personne que vous aimeriez inviter chez vous pour prendre un café", dit d'elle Egill Helgason, commentateur politique sur la chaîne publique RUV. 

"Elle n'a jamais été une politicienne convaincante", ajoute-t-il. "Elle évite les affrontements et cela pourrait devenir sa faiblesse au moment de former un gouvernement".  

Soutenue en majorité par les 18-29 ans et l'électorat féminin, Mme Jakobsdottir peut aussi compter sur des soutiens au-delà de sa propre famille politique. 

"Je pense qu'elle peut s'imposer comme chef de gouvernement fort (...) parce qu'elle a longtemps siégé au Parlement, au milieu de personnalités corrompues et qu'elle est toujours restée fidèle à elle-même", a déclaré Solkatla Olafsdottirs, 26 ans, partisan du Parti pirate. 

Par AFP le

 

 

TRIBUNE

 

Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco, et Katrín Jakobsdóttir, Première ministre d'Islande,

 "Le monde a besoin de dirigeantes mais surtout de féministes"

 

Audrey Azoulay on Twitter: "Meeting today with Katrín Jakobsdóttir  @katrinjak, Prime minister of Iceland… "

 

 

"Alors que chaque année, la Journée internationale des femmes est l'occasion de célébrer les accomplissements des femmes du monde entier, mais aussi de rappeler le chemin à parcourir pour prétendre à l'égalité des genres, cette édition 2021 prend une résonnance particulière, tant la crise du Covid-19 affecte les filles et les femmes de façon disproportionnée.

Les femmes ont beau jouer un rôle essentiel dans la réponse à la crise, dans tous les domaines, le résultat reste le même : avec cette pandémie, les inégalités entre les genres s'exacerbent. En matière d'éducation, 767 millions de femmes et de filles ont été touchées par les fermetures d'écoles. Onze millions d'entre elles risquent de ne jamais retourner en classe et de s'ajouter aux 132 millions de jeunes filles déjà déscolarisées auparavant. D'un point de vue économique, le constat est le même : en faisant basculer dans la pauvreté 47 millions de femmes et de filles supplémentaires, les femmes sont particulièrement victimes de la récession qui s'installe, ce qui menace leur indépendance économique et les rend d'autant plus vulnérables aux violences et aux discriminations de genre.

Face à cette situation, il nous faut nous interroger : de quel type d'incarnation et de modèle le monde a-t-il besoin pour atteindre l'égalité des genres, si c'est bien là un objectif réel et partagé?

 

Aucune femme ne pourra, depuis les hauteurs, effacer à elle seule les conséquences négatives de la crise que nous traversons

Compter le nombre de femmes occupant les plus hauts postes de pouvoir ne suffit pas. Aucune femme ne pourra, depuis les hauteurs, effacer à elle seule les conséquences négatives de la crise que nous traversons, d'autant moins que cette crise est grave et compromet vingt-cinq ans de progrès de la communauté internationale, depuis l'adoption de la déclaration de Pékin sur les droits de la femme.

Au lieu de personnes isolées, nous avons plutôt besoin de militantes et de militants pour l'égalité des genres - et c'est partout, dans l'ensemble des structures de nos sociétés, que nous en avons besoin. Des leaders de tous âges, de toutes les identités de genre et de tous les milieux ; qui ne soient seulement actrices et acteurs du changement - mais qui le conçoivent et qui l'aiguillonnent, qui l'incarnent aussi, afin d'être une source d'inspiration ; qui n'hésitent pas à dénoncer les injustices et l'inégalité des chances ; qui sachent, enfin, que les inégalités entre les genres découlent de la discrimination et de l'exclusion et que ce sont les premiers obstacles auxquels nous devons nous attaquer.

Des militantes et des militants féministes qui s'attaquent aux structures de pouvoir ; qui soulignent et déconstruisent toutes les formes d'exclusion et de marginalisation ; qui éprouvent de l'empathie pour les personnes vulnérables ; qui se font les porte-paroles de ceux qu'on n'entend pas ; qui ouvrent de nouvelles portes et prennent des risques ; qui dénoncent courageusement les injustices, même les plus dissimulées ; et démasquent les obstacles structurels qui perpétuent les inégalités.

Il n'y a pas besoin de chercher ces femmes bien loin. Elles sont là, sous nos yeux, qu'il s'agisse celles qui se mobilisent pour les droits des communautés autochtones ; des têtes de proue qui mobilisent leur génération pour sauver la planète ; ou des artistes qui élèvent leur voix et leurs plumes pour promouvoir la justice sociale.

Le leadership féministe n'est pas l'apanage des femmes

Ces femmes, vous les connaissez. Citons par exemple Azata Soro, actrice, réalisatrice et productrice qui a dénoncé le harcèlement sexuel et la violence dans l'industrie cinématographique africaine ; ou encore Maria Ressa, qui a eu le courage de faire ce journalisme d'investigation, au risque de la prison. On pourrait aussi évoquer le nom de Yande Banda, défenseuse infatigable de l'éducation des filles en Zambie et d'ailleurs ; ou de Katalin Karikó, qui a surmonté les nombreux obstacles auxquelles se heurtent les femmes dans les voies scientifiques, pour finalement jouer un rôle déterminant dans le développement du vaccin Pfizer-BioNTech. Ces parcours, ces destins méritent d'être mieux connus, car ils bousculent les certitudes de certains et illustrent le rôle que les femmes ont à jouer pour ouvrir le champ des possibles.

Le leadership féministe n'est toutefois pas l'apanage des femmes. Car l'égalité de genres n'est pas seulement un combat de femmes, c'est un combat pour la justice sociale dans lequel les hommes ont aussi un rôle à jouer. Là encore, ils sont nombreux à s'impliquer, à l'image du Dr Denis Mukwege, gynécologue congolais, qui s'est vu remettre le prix Nobel de la paix pour son action contre le recours au viol comme arme de guerre et de terreur.

Nous avons la responsabilité de soutenir ces leaders féministes, d'où qu'elles viennent

En cette Journée internationale des femmes, nous prenons l'engagement solennel de former, par l'éducation, les générations futures de leaders féministes. Nous nous déclarons également solidaires des femmes qui osent créer et nous leur assurons de notre détermination à les protéger, de la censure comme des attaques. Nous appelons également la communauté internationale à assurer la sécurité des femmes journalistes, en particulier celles dont les reportages s'attaquent aux inégalités entre les genres. Nous nous tenons enfin également aux côtés des hommes qui osent se sentir concernés, qui osent rejeter les stéréotypes liés aux formes toxiques de masculinité, qui osent laisser les femmes contribuer aux prises de décisions, comme aux découvertes scientifiques et à l'innovation.

Nous avons donc la responsabilité de soutenir ces leaders féministes, d'où qu'elles viennent. Pour le bénéfice des femmes et de l'égalité des genres, mais plus généralement pour l'ensemble de nos sociétés – car c'est de cela dont il est question."

le 7 mars 2021

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