Mette FREDERICKSEN
Mette Frederiksen (/ˈmetə ˈfʁeðʁeksn̩/), née le à Aalborg (Danemark)
étudie l'administration et les sciences sociales à l'université d'Aalborg.
master d'études africaines en 2009 à l'université de Copenhague.
consultante pour la Confédération des syndicats du Danemark (LO)
Elle s'engage dès l'âge de 15 ans au sein du Parti social-démocrate où elle milite au sein de la frange la plus à gauche du parti, ce qui lui vaut le surnom de Mette la Rouge ...
Élue députée au Folketing lors des élections législatives du à 24 ans, elle est désignée vice-présidente du groupe parlementaire social-démocrate après les élections législatives du .
Ministre de l'Emploi dans le gouvernement de centre gauche formé le à la suite des élections législatives du , par Helle Thorning-Schmidt
Ministre de la Justice le . Après la défaite de son parti aux élections législatives de 2015, elle devient présidente des Sociaux-démocrates.
Première ministre le à la tête d'un gouvernement minoritaire composé uniquement de membres sociaux-démocrates. Elle est agée de 41 ans, la plus jeune personne à accéder à cette fonction dans l'histoire du pays.
Décrite comme une "femme de sang froid" par Le Monde en 2019, Mette Frederiksen se fait connaître notamment par son commentaire sur l' absurdité de la proposition du président américain Donald Trump d’acheter le Groenland
Déclarant vouloir être le Premier ministre des enfants elle présente en 2021 un plan Loi des enfants, donnant aux municipalités plus de ressources pour retirer la garde des enfants aux parents violents et donner aux enfants plus de droits dans les cas de divorce. En 2020, elle conclut également un accord avec le Parti populaire socialiste, l'Alliance rouge et verte et le Parti populaire, afin de donner aux personnes qui ont travaillé longtemps la possibilité d'obtenir une retraite anticipée. C'était l'une de ses principales promesses de la campagne électorale de 2019.
Lors de la lutte contre la pandémie de Covid-19, elle donne l'ordre aux éleveurs de visons d'abattre des millions de ces animaux, décision qui s'avère par la suite inconstitutionnelle.
En 2021, elle s'associe au chancelier autrichien Sebastian Kurz et au Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou pour mettre en place un fonds commun de recherche et développement et des installations de production de vaccins contre le virus.
Depuis son arrivée au pouvoir, Mette Frederiksen ne cesse depuis de durcir la politique migratoire du pays. En , les députés débattent d’un projet de loi qui permettra au Danemark d'externaliser l’accueil des demandeurs d'asile ainsi que la prise en charge des réfugiés à un ou plusieurs pays tiers, aux rangs desquels le Rwanda fait figure de favori.
Lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, la position de Frederiksen suit celle du reste de l'Union européenne. Le Danemark applique des sanctions économiques contre la Russie, et autorise la fourniture d'armes l'Ukraine, ainsi que le départ de volontaires désirant combattre pour l'Ukraine.
Début , son parti arrive largement en tête des élections législatives avec 27,5 % des voix contre 25,5 % en 2019, son meilleur score depuis 2001.
La gauche convertie à la rigueur migratoire:
qui est Mette Frederiksen, la Première ministre danoise gagnante des législatives?
Elle aime le maquereau en boîte, Instagram et zéro réfugié dans son pays: bien placée pour un deuxième mandat de Première ministre après les législatives au Danemark mardi, Mette Frederiksen incarne une gauche gagnée à la rigueur migratoire au nom de la défense de l'Etat-providence.
Plus jeune cheffe d'un gouvernement dans le pays scandinave à son arrivée au pouvoir en 2019, la dirigeante sociale-démocrate de 44 ans était la candidate préférée des Danois à sa propre succession. Mais elle a dû attendre les ultimes instants de la soirée électorale pour s'assurer une majorité au Parlement. Après avoir formellement démissionné mercredi, elle doit être appelée à engager des négociations pour un nouveau gouvernement
Issue d'une famille militante de longue date du parti, née dans le nord-ouest populaire du Danemark, cette fille d'un ouvrier typographe et d'une puéricultrice a fait ses classes dans les jeunesses de sa formation politique, comme de nombreux politiciens scandinaves. A l'adolescence, Mme Frederiksen cotise à l'ANC de Nelson Mandela et milite contre l'apartheid. Elue députée à 23 ans, elle reçoit des prix pour son engagement en matière sociale en parallèle d'études africaines.
Addict aux réseaux sociaux
Droguée aux réseaux sociaux - Instagram et Facebook font office de communiqués - elle y affiche le visage d'une Première ministre simple, aimant les sandwiches au pâté ou au maquereau, les deux ingrédients les plus modestes de la gamelle danoise. L'opposition raille une apparatchik qui veut faire peuple alors qu'elle a été ministre à 33 ans et été la "princesse héritière" du parti social-démocrate, dont elle prend la tête en 2015 après la défaite de la Première ministre Helle Thorning Schmidt.
"Est-ce qu'on peut à la fois aimer le maquereau en boîte à la tomate et la grande littérature? Est-ce qu'on peut à la fois aimer le handball et aller au Théâtre royal? Est-ce qu'on peut à la fois aimer Kandis et Kim Larsen (des musiciens danois très populaires, ndlr) et s'intéresser aux podcasts? Je ne sais pas vous, mais moi oui", se défend-elle. Dans un Danemark où l'extrême droite anti-immigration a été très influente dès la fin des années 1990, celle qui dénonçait le tournant droitier de son parti au début des années 2000 poursuit l'alignement sur les positions des nationalistes en matière migratoire.
Visons empoisonnés
Objectif zéro réfugié (avec une exception pour les Ukrainiens fuyant la guerre), projet controversé de délocalisation de l'accueil des demandeurs d'asile au Rwanda, pertes de permis de séjour pour des Syriens originaires de régions considérées comme sûres: malgré les grincements de dents de l'ONU ou de Bruxelles, Mette Frederiksen assume. Cette ligne dure explique en partie le succès de cette mère de deux enfants réputée dure en négociations.
Avec 27,5% des voix mardi, les "S" réalisent leur meilleur score depuis plus de 20 ans, malgré un paysage politique extrêmement morcelée et l'immigration a pratiquement disparu des débats de la campagne. Au niveau européen, la Danoise arrime son pays aux "frugaux" hostiles aux grands plans d'investissements mais pousse son pays à rejoindre, lors d'un référendum en juin, la politique de défense commune de l'Union européenne après l'invasion de l'Ukraine.
Avec elle, le Danemark a obtenu de bons résultats lors de la pandémie de Covid-19, où elle se montre proactive. Mais c'est sa volonté d'aller vite sur un dossier sensible qui va lui valoir son affaire la plus compliquée, avec la "crise des visons". Confrontée à l'apparition d'un variant inquiétant du coronavirus chez ces animaux à fourrure dont le Danemark était le champion mondial, elle décide d'ordonner l'abattage express de plus de 15 millions d'animaux.
Las: la décision s'avère illégale et lui revient en boomerang comme le signe d'un gouvernement 100% social-démocrate qui ne fait plus assez attention à ce qu'il fait. Cette affaire, qui a altéré sa popularité, avait précipité la convocation des élections. Elle aimerait maintenant former un gouvernement de coalition au delà des clivages traditionnels, qui pourrait réduire sa dépendance à ses alliés à la gauche de la gauche. Le partenaire le plus crédible est le nouveau parti centriste des Modérés, fondé il y a quelques mois par l'ancien Premier ministre libéral Lars Løkke Rasmussen.
Après sa victoire électorale, la gauche danoise en quête d’un gouvernement
Au lendemain de la victoire serrée de son camp aux élections législatives au Danemark, la Première ministre sociale-démocrate Mette Frederiksen a présenté sa démission à la reine, prélude aux négociations pour un nouveau gouvernement et une éventuelle recomposition politique. Habitués à diriger des gouvernements minoritaires, les sociaux-démocrates, de loin le plus grand parti avec 50 sièges sur les 179 du Parlement, veulent désormais gouverner au-delà des clivages traditionnels, une gageure dans le pays scandinave.
A l’issue du vote, le bloc de gauche, qui rassemble cinq formations auxquelles s’ajoutent trois mandats du Groenland et des îles Féroé, a obtenu la majorité absolue nécessaire de 90 sièges, contre 73 pour la droite et l’extrême droite et 16 pour le centre. Après la démission du gouvernement, la reine Margrethe II a de chargé Mme Frederiksen de commencer les discussions en vue de la constitution d’un gouvernement, lesquelles commencent formellement vendredi.
“Les électeurs ont envoyé un signal indiquant que nous devons travailler ensemble”, a commenté la Première ministre sortante à la télévision publique TV2. Forte du meilleur résultat pour son parti depuis 2001, la dirigeante âgée de 44 ans est en position de force pour rester en poste. Elle entend sonder les 11 autres partis représentés au Parlement pour trouver un terrain d’entente notamment sur la santé et l’environnement. Les negociations devraient prendre plusieurs semaines.
Le retour des questions migratoires
Les questions migratoires, absentes de la campagne, pourraient faire leur grand retour dans ces négociations. Les sociaux-démocrates, dont l’objectif est de n’accueillir aucun réfugié, travaillent à la mise en place au Rwanda d’un centre de gestion des demandeurs d’asile, un projet décrié par les sociaux-libéraux dont les mandats peuvent s’avérer cruciaux pour la constitution du prochain gouvernement bien qu’il ai perdu 9 de ses 16 précédents mandats, entrainant le départ de sa présidente.
L’extrême droite, divisée en trois partis, cumule 14,4% des voix mais se retrouve affaiblie pour peser dans les tractations. Le parti du Peuple danois (DF), longtemps influent et qui caracolait au-dessus des 20% il y a quelques années encore, chute autour de 2,6%, son plus mauvais résultat depuis son entrée au Parlement en 1998. C’est un nouveau parti fondé par l’ancienne ministre de l’Immigration, Inger Støjberg, les Démocrates du Danemark, qui rafle la mise avec 8% et 14 mandats. Dans un pays où la participation est traditionnellement élevée, 84,1% des quelque 4,2 millions d’électeurs se sont déplacés pour aller voter, une part en très léger recul et au plus bas depuis plusieurs décennies.
Rédaction 7sur7.be Source : AFP


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